Nous cherchons à développer un dispositif de théâtre sans comédien, une pièce à jouer par le public.
Croisant documents réels, conventions théâtrales et technologie numérique, cette installation tend à rendre compte de la limite de notre faculté à percevoir les méandres de notre environnement et l’impact de nos actes sur ce dernier.
Le visiteur est convié à enquêter sur sa propre place dans un appartement où objets familiers et situations quotidiennes oscillent du connu à l’étrange. Nous souhaitons proposer des séquences narratives élaborées à partir et en fonction d’objets quotidiens, dans un univers de lieux familiers.
Le scénario dont vous êtes l’acteur principal est à la fois social, politique, écologique et marchand : nous abordons les méandres de notre société, les relations complexes qu’entretiennent les éléments qui la composent et nos possibles interactions avec les systèmes qui la régissent.
Réflexion sur les injonctions quotidiennes qui nous sont faites par les gardiens de l’ordre moral comme par la publicité, tout commence dans un appartement que vous êtes prié de quitter, ou à défaut, que vous devrez défendre en entamant une série de réponses aux injonctions procédurières, en dépit de leur validité relative.
Septembre 2009

AJR est un projet en réponse à la question qui anime le collectif depuis deux ans : quel dispositif et quelle histoire seraient les plus adaptés pour travailler l’interaction avec le public ?
Comment, dramatiquement et techniquement, le caractère clos (mort et immuable ) de la mise en scène et de « sa mise en machine » :la programmation, peut s’entretenir avec à une donnée réelle (vivante donc en mutation ) :celle des spectateurs, dont chaque individu « présente » un mode de pensée unique, lié à sa propre histoire ?